J'ai fait hier la connaissance de Carola qui est partie de Trieste le 31 mai pour atteindre Monaco dans deux mois sans doute. Elle partage avec moi ses expériences des derniers jours qui seront mes prochains. Je modifie mes étapes en conséquence, négligeant les villes étapes pour des refuges d'altitude. Chaleureuse hier soir, elle est bougon ce matin ; le temps qu'elle a passé à échanger l'a privée d'un hébergement pour aujourd'hui, qu'elle a cherché trop tard.
L'étape d'aujourd'hui est trop longue pour moi. Je la raccourcis en prenant le train, l'amputant d'une descente de peu d'intérêt. Je prends mon vrai départ de la gare de Grindelwald.
La montée du Grosse Scheidegg est prisée des cyclistes amateurs. Sans assistance électrique, ils ne vont guère plus vite que moi. Un couple qui a dû s'arrêter pour reprendre des forces arrive en haut en même temps que moi. Les assistés font figure de fusées.
Le bus passe tous les quarts d'heure et ramasse ceux qui n'en peuvent plus et qui suspendent leurs vélos à l'arrière.
Au fait, ici, un bus ne klaxonne pas, il sonne - au sens de la chasse à courre -, pour un peu, il yodlerait. En tout cas ça s'entend à des km, impossible d'être surpris dans un virage.
La descente est tranquille jusqu'à mon refuge. Là, la routine reprend : checkin, en-cas, lessive, vous raconter ma journée avant une petite sieste si possible.
A propos, je vais m'arrêter à Engelberg plutôt qu'à Altdorf. Ça fera 21 jours de marche sans interruption et la dernière étape est trop longue, il faudra la scinder en deux... l'année prochaine.
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