J'ai failli abandonner hier après-midi. Je ne trouvais pas d'hébergement et l'étape suivante était marquée fermée sur mon appli. C'est toujours comme ça à la fin de la deuxième semaine, on se demande ce qu'on fait là. Et puis j'ai rencontré le couple suisse qui suit la même route que moi depuis 3 jours. Il a vérifié sur son appli suisse : le chemin n'est pas fermé du tout. Quant à l'hébergement, un camp scout comme celui de Kandersteg ne refuse jamais un vieux pèlerin...
Ça a suffit pour me rebooster. J'ai mangé sur ma terrasse devant une vue magnifique.
Lever 6 heures, café dans la chambre et beignets à la confiture en passant à la boulangerie, et sus au dromadaire.
Le montée est lente, d'autant que le tracé de l'étape a changé. Je me perdouille un peu...
Une fois la fenêtre atteinte (on dirait une fenêtre de loin), la descente pose peu de problèmes. Je me perdouille encore un peu. Je téléphone au camping qui me réserve une place : elle est pas belle la vie ?
Kandersteg, c'est vraiment chic : la première voiture que je vois rouler est une Ferrari rouge et les Relais et Châteaux se succèdent.
Arrivé au camping, je commence à monter ma tente et il se met à pleuvoir. Je me réfugie sous l'auvent du campeur le plus proche. Ça n'a pas duré longtemps et ça aura le temps de sécher, mais ça agace...
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